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L’HYPERSENSIBILITÉ SENSORIELLE

Quand le cerveau perçoit trop fort

Écrit par

Elodie Authier

icone psychologie neuropsychologie montreal

Temps de lecture

7 minutes

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Publié le

14 Janvier 2026

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Lecture : 7mn

Écrit par : Elodie Authier (neuropsychologue)

Publié le : 14 Janvier 2026

Hypersensibilité Image de l'article du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montréal

> Emma, 26 ans, sort d’un supermarché en vitesse.

Dès qu’elle est entrée, les néons lui ont “brûlé” les yeux, les bruits de caddies l’ont agressée et les odeurs de lessive l’ont envahie au point de lui donner la nausée. Elle sait qu’elle va devoir s’enfermer plusieurs heures dans le silence de son appartement pour retrouver le calme.

> Ce qu’Emma vit, c’est une hypersensibilité sensorielle, une particularité neurologique bien réelle qui touche de nombreuses personnes. Contrairement à une simple gêne ou une préférence sensorielle, l’hypersensibilité entraîne une perception exacerbée des sons, des lumières, des textures, des odeurs, des goûts ou des sensations internes (par exemple, la faim, la fatigue, les sensations liés au mouvement ou à la position du corps), pouvant provoquer une agression voire une détresse intense.

Les désordres sensoriels sont de plus en plus étudiés et surtout reconnus. Même si aucun diagnostic médical n’existe actuellement, les désordres sensoriels ont notamment leur place dans le profil de divers troubles neurodéveloppementaux comme le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) et le Trouble Déficitaire de l’Attention (TDAH).

Cet article vous propose de comprendre comment fonctionne l’hypersensibilité, pourquoi elle se manifeste et surtout, comment mieux la gérer au quotidien.

*même si le terme d’hypersensibilité est plus connu du grand public, ce pourquoi nous l’utiliserons ici dans notre article pour en faciliter sa lecture, dans le langage clinique, on emploie plutôt le terme « d’hyperréactivité” pour faire référence à ce qui peut être observé et mesuré, c’est à dire le comportement de la personne face à un stimulus sensoriel.

Comprendre l’hypersensibilité sensorielle

Explication :

L’hypersensibilité sensorielle désigne une réaction amplifiée aux stimuli sensoriels, due, le plus souvent, à une altération du filtrage des informations par le cerveau. 

Le travail du système nerveux est de filtrer les informations afin que seules les plus importantes à la survie et au fonctionnement dans le moment présent soient traitées. Ce processus de triage et filtrage de l’information qui provient des sens, s’appelle la modulation sensorielle.

Chez les personnes hypersensibles, ce mécanisme de modulation sensorielle est perturbé : le cerveau laisse passer trop d’informations, entraînant une surcharge sensorielle rapide et une difficulté à ignorer les sensations gênantes.

LES MÉCANISMES CÉRÉBRAUX IMPLIQUÉS

Ce que montre les études en neurosciences

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1. Un filtre sensoriel moins efficace

Le thalamus est une structure cérébrale qui joue le rôle de relais et de « filtre sensoriel ». Il reçoit et trie les informations captées par les sens avant de les envoyer au cortex sensoriel pour une analyse approfondie. Il joue aussi un rôle de régulateur en permettant de ne pas prêter attention aux stimuli inutiles (par exemple, ne pas prêter attention à un bruit de ventilation pendant que vous lisez un livre)

Chez les personnes hypersensibles, il peut être plus réactif et donc altérer le processus de sélection et de filtrage de l’information, ce qui signifie qu’il y a plus de stimuli sensoriels qui parviennent au cerveau en même temps​.

2. Une activité excessive dans les aires sensorielles du cortex

Les études en imagerie cérébrale montrent que le cortex sensoriel des personnes hypersensibles est plus actif que la moyenne face à un stimulus équivalent. 

Cette plus grande activation du cortex sensoriel peut alors entraîner une perception amplifiée des sensations.

3. Une suractivation de l’amygdale et du système limbique

L’amygdale, région du cerveau impliquée dans notre survie qui perçoit rapidement les menaces, est souvent hyperactive chez les personnes hypersensibles.

Cela signifie que leur cerveau interprète certains stimuli sensoriels, même anodins, comme une menace, générant une réponse émotionnelle forte (par ex. : stress, anxiété, fatigue intense)​.

4. Un déséquilibre des neurotransmetteurs

La dopamine et la sérotonine sont des régulateurs sensoriels et émotionnels, : elles permettent au cerveau de moduler l’intensité des perceptions.

Une anomalie dans ces systèmes neurochimiques peut expliquer une réactivité accrue aux stimuli​.

"

On parle souvent de surcharge sensorielle.

Mais de quoi s’agit-il ?

Ce processus se manifeste lors de l’accumulation d’agressions sensorielles répétées. Lorsque trop d’informations sensorielles parviennent en même temps sur une longue période : le pull en laine qui pique depuis ce matin, les odeurs de parfum dans le métro, la lumière des néons et le vacarme dans cette salle de réunion qui résonne… la pression augmente et la cocotte minute se met à ébullition. 

À ce moment-là, l’être humain peut avoir 3 réactions :  la fuite (isolement, évitement), la lutte (colère, agitation, agressivité) ou le blocage (immobilité, apathie).

Ce que l’on observe le plus souvent ce sont des réactions anxieuses, comme de l’irritabilité, des maux physiques (tête, ventre), des difficultés de concentration, d’évitement tactile et de fatigue. Le cerveau est submergé par trop d’informations sensorielles et ces comportements sont des tentatives pour réguler un système nerveux surchargé par un afflux d’informations trop intense. 

📌 Ce qu’il faut retenir :

L’hypersensibilité sensorielle n’est pas une perception subjective ou un trait de caractère, mais un désordre dans la chaîne du traitement de l’information .

Le cerveau d’une personne hypersensible est le même que celui de tout autre individu, en revanche, il fonctionne différemment. Ainsi, il ne réagit pas de la même manière selon les situations et certaines zones cérébrales sont plus activées que d’autres face au traitement des stimuli.

 » L’hypersensibilité est une erreur dans le traitement et la modulation de l’information sensorielle. Les personnes hypersensibles peuvent alors avoir de la difficulté à orienter, réguler, interpréter et réagir efficacement aux stimuli sensoriels de sorte qu’il y a un impact dans la vie quotidienne  »

(Miller, Anzalone, Lane et al., 2007).

Qui est concerné par

l’hypersensibilité sensorielle ?

L’hypersensibilité sensorielle n’est pas une pathologie en soi, mais elle est fréquemment observée dans certains profils neurodéveloppementaux et neurologiques.

Les conditions où elles sont les plus fréquentes

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TSA

(Trouble du Spectre de l’Autisme)

Environ 90 % des personnes avec un TSA présentent des particularités sensorielles (hypersensibilité, hyposensibilité, recherche sensorielle)​, ce qui en fait même un des critères diagnostic de ce trouble selon le manuel du DSM-5.

Les sons, lumières et textures peuvent être perçus de manière extrêmement intense, au point de provoquer des réactions de fuite, de crise ou des shutdowns sensoriels.

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TDAH

(Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité)

Les personnes avec un TDAH ont parfois de la difficulté à inhiber les bruits de fond et peuvent être submergées par des stimuli auditifs ou tactiles​. Leur capacité de concentration en est alors altérée.

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Troubles anxieux et stress post-traumatique

L’hypervigilance liée à l’anxiété peut rendre les stimuli plus difficiles à tolérer. Une exposition prolongée à un environnement sensoriel agressif peut aggraver les symptômes d’anxiété​.

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Migraines chroniques

L’intolérance à la lumière (photophobie) et au bruit est un symptôme fréquent des migraines​.

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Traumatismes crâniens et maladies neurologiques

Après un choc crânien, certaines personnes développent une hypersensibilité sensorielle persistante, notamment aux sons et aux lumières​.

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Et chez les adultes sans trouble diagnostiqué ?

Certaines personnes hypersensibles ne relèvent d’aucune condition médicale spécifique. Elles ont simplement un système sensoriel plus réactif que la moyenne, sans que cela ne soit invalidant au quotidien.

📌 Ce qu’il faut retenir :

L’hypersensibilité sensorielle est une variation neurologique, qui peut être isolée ou associée à d’autres conditions. Elle concerne environ 20% de la population.

Notons que les hypersensibilités peuvent varier au cours de la vie :

Chez l’enfant, les hypersensibilités peuvent être plus intenses, leur système sensoriel étant encore immature et en plein développement. En plus de l’amélioration possible grâce aux interventions qui sont mises en place, la maturation neurologique naturelle favorise une meilleure modulation sensorielle avec l’âge.

Les hypersensibilités peuvent être aussi temporaires. C’est le cas des femmes enceintes dont certaines odeurs peuvent déclencher des nausées ou des personnes migraineuses qui deviennent photosensibles lors d’une crise.

Info : Les hypersensibilités tactiles et auditives sont les plus observées, chez l’enfant comme chez l’adulte.

3 Exemples Concrets d’Hypersensibilité

Sensorielle chez l’adulte

Cas tirés de ma pratique clinique

*Les cas cliniques présentés sont fictifs et à titre d’illustration uniquement*

 

Hypersensibilité auditive

et

Surcharge cognitive

 

Sarah, 38 ans, cadre en entreprise

Sarah travaille dans un open space où les conversations, le bruit des claviers et la sonnerie des téléphones créent un environnement bruyant.

Dès qu’elle arrive le matin, son corps est en alerte. À midi, elle se sent déjà épuisée et irritable : les conversations bruyantes, les bruits de couverts et de mastication de ses collègues lors du lunch.. Le soir, elle rentre chez elle avec des maux de tête et une tension musculaire, éprouvant de grandes difficultés  à contenir son irritabilité et son impatience avec son conjoint et ses enfants.

À cause de cette surcharge auditive, Sarah commence à éviter les discussions et les déjeuners avec ses collègues et reporte de plus en plus ses tâches importantes à plus tard, car elle ne parvient pas à se concentrer. Elle craint que cette difficulté ne nuise à sa carrière.

 

Approche clinique

Après une évaluation, il apparaît que Sarah présente un désordre de modulation sensorielle, entraînant une surcharge cognitive et une hyperréactivité aux stimuli auditifs. Les bruits de fond sont traités de façon importante par son cerveau, qui ne parvient pas à trier et filtrer correctement l’information pertinente à la réalisation des tâches en cours, ce qui perturbe sa concentration et génère une fatigue excessive.

Un plan d’adaptation sensorielle a été mis en place :   

Aménagement de l’environnement : Utilisation d’un casque anti-bruit, réorganisation de son espace pour être plus éloignée des sources sonores, négociation avec son employeur pour des journées en télétravail.

Techniques de régulation sensorielle : Exposition progressive aux bruits en contrôlant leur intensité, pauses sensorielles toutes les 90 minutes dans un espace calme.

Gestion du stress : Pratique de la respiration diaphragmatique et de la relaxation musculaire progressive en fin de journée.

Hygiène de vie optimisée : Amélioration du sommeil (réduction des écrans avant le coucher, méditation guidée) et introduction d’une pratique physique régulière pour évacuer la tension accumulée et favoriser la régulation neurochimique.

Résultats :

Après trois mois d’adaptation, Sarah est capable de mieux identifier les agressions auditives, de les anticiper et de préserver sa réserve cognitive. Elle se sent moins submergée par le bruit, sa fatigue a diminué et elle a retrouvé un équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

 

Hypersensibilité tactile

et

inconfort des interactions sociales

 

Julien, 45 ans, architecte

Julien a toujours été très sensible aux contacts physiques : il évite les poignées de main, n’aime pas être frôlé dans les transports en commun et trouve inconfortable le fait de porter certains vêtements serrés ou superposés. Il porte d’ailleurs presque toujours les mêmes habits, un pantalon noir souple et un chandail à manche longue en cotton.

Au travail, il passe pour distant et froid parce qu’il évite instinctivement les accolades et les discussions de couloir propice au contact physique.

Cette hypersensibilité tactile lui cause un stress constant. Lorsqu’il est obligé de serrer la main de quelqu’un, il ressent une tension immédiate dans tout le corps et met plusieurs minutes à se calmer. Il refuse de participer à des événements professionnels pour éviter ces interactions, ce qui limite son évolution de carrière.

 

Approche clinique

L’évaluation a révélé une faible modulation sensorielle engendrant notamment une hyperréactivité sur le plan tactile. Son système nerveux interprète le contact physique comme une agression, entraînant une réaction de stress disproportionnée.

Un protocole de désensibilisation progressive et d’adaptation sensorielle a été mis en place :

Exposition progressive au contact physique : Travail en ergothérapie sur le toucher, en adaptant les pressions pour habituer son système nerveux à tolérer progressivement des sensations plus intenses.

Stratégies alternatives : Mise en place d’un salut verbal ou d’un geste de la main pour éviter les poignées de main sans créer de malaise social.

Techniques de régulation du stress : Intégration de l’auto-massage et de la respiration contrôlée avant les interactions stressantes.

Communication assertive : Apprentissage de phrases pour expliquer son inconfort sans paraître distant (« J’ai une sensibilité particulière au toucher, ça me met mal à l’aise »).

 

Résultats :

Après quelques mois, Julien est parvenu à développer des stratégies pour anticiper son inconfort, diminuant ainsi son anxiété face aux contacts imprévus, il participe à davantage d’événements professionnels et son entourage comprend mieux ses besoins.

 

Hypersensibilité visuelle

et

Fatigue sensorielle

 

Marina, 27 ans, graphiste

Marina adore son métier de graphiste, mais depuis son traumatisme crânien léger survenu il y 1 an, les écrans d’ordinateur et les lumières LED lui provoquent de fortes migraines.

Chaque fin de journée, elle ressent une pression dans les tempes, une sensation de fatigue extrême et une difficulté à se concentrer sur les détails. Dans les lieux publics, les lumières fluorescentes l’éblouissent, lui donnant l’impression d’être constamment en état d’alerte.

À force d’accumuler cette fatigue sensorielle, Marina a commencé à douter de ses capacités professionnelles et à envisager un changement de carrière.

Approche clinique

L’évaluation a mis en évidence une hypersensibilité visuelle (photosensibilité) avec une difficulté d’adaptation aux variations lumineuses.

Un plan d’aménagement sensoriel et cognitif a été mis en place :

Filtration de la lumière : Port de lunettes teintées pour réduire l’intensité lumineuse, utilisation de filtres d’écran anti-lumière bleue.

Adaptation du poste de travail : Ajustement des couleurs et contrastes sur son écran, diminution de la luminosité des LED dans son bureau.

Organisation des tâches : Alternance entre travail sur écran et tâches hors écran pour éviter la surcharge visuelle.

Exercices de détente oculaire : Pratique de la règle des 20-20-20 (toutes les 20 minutes, fixer un objet à 20 mètres pendant 20 secondes) pour réduire la fatigue.

Suivi médical : Consultation chez un ophtalmologue pour adapter ses verres correcteurs à son hypersensibilité.

Résultats :

Marina a pu réduire significativement ses migraines, elle gère mieux ses journées de travail, ressent moins de fatigue cognitive en fin de journée et ne ressent plus le besoin d’envisager un changement de métier.

📌 Ce qu’il faut retenir :

Ces situations montrent que l’hypersensibilité sensorielle peut affecter différemment le quotidien, mais qu’elle n’est ni une faiblesse ni une fatalité.

Lorsqu’elle est comprise, des ajustements simples et ciblés permettent de réduire la surcharge et d’améliorer significativement la qualité de vie.

 

Stratégies pour mieux gérer

l’hypersensibilité sensorielle

premier point du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montreal

Adapter son environnement

Réduire les stimuli sensoriels permet de limiter la surcharge :

7

Porter des écouteurs anti-bruit pour filtrer les sons intrusifs

Choisir des vêtements souples et sans couture

Utiliser des lumières tamisées et des filtres sur écrans​

deuxieme point du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montreal

Développer des routines de récupération

Après une exposition intense aux stimuli, il est essentiel de permettre au cerveau de se calmer :

7

Prendre des pauses sensorielles dans un environnement calme

Pratiquer des exercices de respiration et de relaxation (cohérence cardiaque, méditation)

Instaurer des moments sans écrans pour limiter la surcharge visuelle​

troisième point du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montreal

S’habituer progressivement aux stimuli

L’exposition progressive permet au cerveau d’apprendre à mieux tolérer certains stimuli :

7

Introduire les sons ou textures progressivement dans un cadre contrôlé

Augmenter petit à petit la durée d’exposition aux environnements bruyants

Travailler avec un·e professionnel·le spécialisé·e dans l’intégration sensorielle

quatrième point du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montreal

Utiliser des stratégies cognitives pour réguler l’impact

7

Anticiper les situations difficiles et avoir un « plan B » (ex. lunettes teintées, bouchons d’oreilles)

Pratiquer des techniques de distraction mentale pour réduire l’impact sensoriel

Associer un stimulus désagréable à une action positive (ex. écouter une musique relaxante dans un environnement bruyant)

cinquième point du cabinet de psychologie et neuropsychologie de montreal

Informer et sensibiliser son entourage

7

Expliquer aux proches et collègues pourquoi certains stimuli sont difficiles à supporter

Demander des aménagements spécifiques dans le cadre scolaire ou professionnel

Participer à des groupes de soutien pour échanger des stratégies

Une Meilleure Compréhension

pour

Une Meilleure Qualité de Vie

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✔ L’hypersensibilité sensorielle chez l’adulte est réelle et repose sur des mécanismes neurologiques.

✔ Elle peut affecter plusieurs domaines (travail, relations sociales, bien-être), mais des solutions existent.

✔ Le bilan sensoriel et l’accompagnement en neuropsychologie, en ergothérapie ou en psychomotricité permettent de mieux comprendre son profil sensoriel et de trouver des adaptations efficaces.

L’objectif n’est pas d’éliminer la sensibilité sensorielle, mais d’apprendre à vivre avec en limitant son impact négatif.

G

Ressources à Consulter

INTERVENTIONS RECOMMANDÉES

 

  • Le bilan sensoriel
    Souvent réalisé par un.e ergothérapeute ou un.e psychomotricienne, le bilan sensoriel va permettre d’établir un profil complet du traitement de l’information sensorielle de la personne. On détermine s’il y a sur-réactivité (hypersensibilité) ou sous-réactivité (hyposensibilité) et comment cela affecte le quotidien (habillage, alimentation, concentration). Cette évaluation permet d’aider à mieux comprendre son fonctionnement dans son ensemble, et les répercussions des difficultés sur son quotidien. Le bilan permet également de mieux guider le plan de traitement pour établir un suivi personnalisé. 

  • Intervention en ergothérapie ou en psychomotricité
    Le suivi pour les troubles sensoriels est conseillé pour améliorer l’adaptation quotidienne en aidant à mieux gérer les stimuli, réduire les comportements liés à la surcharge (anxiété, évitement), favoriser la concentration et l’autonomie, et adapter l’environnement pour un meilleur confort et fonctionnement dans les activités grâce à des stimulations ciblées et des stratégies personnalisées.

 

  • Intervention en Neuropsychologie
    Le suivi en neuropsychologie peut aussi être conseillé pour les personnes ayant subi un traumatisme crânien ou ayant une condition neurologique particulière et qui souhaitent ainsi mieux comprendre leur fonctionnement dans leur ensemble (émotionnel, sensoriel, relationnel et comportemental). Le suivi pourra viser le développement de meilleures stratégies pour s’adapter à leur quotidien, tout en facilitant la régulation des émotions et en apportant des outils pour mieux gérer les ressources internes de la personne (sommeil, alimentation, énergie, etc.).

 

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Article écrit par

Elodie Authier (Neuropsychologue)

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